Cameroun : Attention ! Ne chauffez pas votre huile de palme

L’huile de palme chauffée à blanc est nocive pour la santé. Elle produit une substance cancérigène appelée acroléine.

D’un rouge orangé, l’huile de palme brute est riche en carotène, substance qui se transforme en vitamine dans l’organisme. Cette huile est très acide, ce qui lui communique son goût particulier très recherché par ses consommateurs.
A une époque on reconnaissait l’importance du pouvoir d’achat d’une famille à la rougeur de ses mets. Ainsi, plus le mets était rouge, donc contenait de l’huile, plus la famille était vue comme riche. L’huile rouge était la seule matière grasse consommée par toute la population, à l’exception du grand nord Cameroun où était consommée l’huile d’arachide.

L’huile de palme victime de préjugés
Depuis quelques années, on observe une espèce de mépris, voire de la honte à consommer de l’huile de palme. Les bonnes pratiques et recettes des mamans disparaissent. L’huile rouge est blanchie au feu et prend une saveur âcre, désagréable. Malheureusement, cette pratique qui dénature la qualité de l’huile gagne de plus en plus le terrain.
On reproche à l’huile de palme sa couleur rouge qui la distingue des huiles raffinées communément appelées huiles d’arachide. Pourtant les huiles raffinées coûtent plus cher: 1200 à 2000 Fcfa le litre, contre 750 à 1000 Fcfa le litre d’huile de palme.
Snobisme aidant, ce prix a créé un complexe chez des ménagères.  Certaines trouvent aussitôt que l’huile rouge a mauvais goût ou qu’elle est salissante et ferait grossir. Préjugés sans fondement.
Voulant faire comme la voisine qui utilise l’huile raffinée, mais n’ayant pas les moyens, on prend les raccourcis: on brûle l’huile rouge pour faire aussi une omelette blanche, sauter les légumes verts ou frire les beignets, etc. Mais quelle mauvaise saveur!
Aujourd’hui, certains analystes vont jusqu’à soutenir que l’huile de palme contient du cholestérol et serait cancérigène. Pourtant, les indices de cholestérol présents dans les huiles végétales sont insignifiants du point de vue nutritif et n’affectent en rien l’effet favorable des huiles végétales sur le niveau du cholestérol. Il est reconnu que les huiles végétales ne contiennent pas de cholestérol. Au contraire, elles diminuent le taux de cholestérol dans le sang et protègent l’homme contre certaines maladies graves telles les maladies du cœur.
Par contre, les huiles saturées comme les graisses animales augmentent le taux de cholestérol qui se dépose sur les parois des artères et veines.

Pourquoi ne pas chauffer l’huile de palme
La couleur rouge de l’huile de palme témoigne de ce qu’elle contient encore toute sa richesse et sa valeur nutritive. Ses caroténoïdes se transforment en vitamines qui interviennent dans la croissance, dans la lutte contre les infections de la peau et des muqueuses, et dans l’amélioration de la santé des yeux.
Les huiles végétales comme toutes les autres graisses, participent au transport des vitamines (A, D, E et K) et favorisent leur absorption.
Quand elles sont chauffées à 200°C, les huiles végétales dégagent  une odeur âcre qui fait tousser et se transforme en un produit toxique et cancérigène appelé acroléine.
En fait, toutes les huiles soumises à une forte chaleur, qu’elles soient raffinées ou non, produisent de l’acroléine. Ce n’est donc pas propre à l’huile de palme.
Les huiles végétales sont meilleures pour la santé. On peut citer l’huile de: palme, soja, coton, arachide, noix de coco, olive, sésame, maïs, tournesol, colza, germe de blé, etc. La graisse d’avocat agit aussi comme l’huile d’olive sur le niveau du cholestérol dans le sang.
Cependant, le cholestérol, reste une substance indispensable pour l’homme. Mais il se trouve dans le règne animal (néanmoins, l’homme et les animaux fabriquent eux-mêmes le cholestérol).
C’est dans les graisses animales que l’homme puise le plus de cholestérol. Il faut donc faire attention à la consommation des graisses d’origine animale souvent source de trop de cholestérol qui provoque des maladies graves.
Catherine Djite
Source : Guide des aliments et de leur pouvoir curatif. Georges
D. PAMPLONA ROGER

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