Cameroun : Extrême-Nord, les femmes s’engagent avec succès dans la culture du soja

Dans l’optique de bien nourrir leurs familles et gagner de l’argent, 500 femmes de l’Extrême-Nord se sont lancées dans la production et la transformation du soja. Les résultats s’annoncent prometteurs.

C’est dans le cadre d’un projet initié par l’ONG SAILD avec l’appui financier de Pain pour le Monde Allemagne en octobre 2015, que des femmes retenues dans 10 villages de la zone sahélienne ont accepté d’adopter le soja comme alternative pour réduire la malnutrition ambiante et se donner quelques revenus financiers.
Après plusieurs mois de mobilisation et de sensibilisation des acteurs, 500 femmes de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun ont accepté de s’engager dans cette aventure. Pour confirmer leur engagement, elles ont déblayé une superficie évaluée à 50 hectares, dont 1000m² par personne.
Après leur formation aux techniques de production et de transformation de cette légumineuse, un appui constitué de 4,5 tonnes de semences leur a été accordé.
Encadrées par 49 animatrices endogènes recrutées par le projet, les cultivatrices avaient à suivre l’exemple des champs de démonstration mis en place dans les 10 villages touchés par le projet.

Des pionnières
C’est dire que dès l’avènement des pluies, la campagne agricole 2016 a vu le déferlement des femmes dans les champs. Labour, semis en lignes bien dimensionnées, fertilisation à la fumure organique, sarclage, buttage sont quelques phases par lesquelles sont passées ces pionnières du soja.
Au fil du temps, les champs avaient fière allure, au point d’émerveiller les sceptiques et les actrices elles- mêmes. Peu habituées à la culture de cette légumineuse à grande échelle dans leur région, les femmes de l’Extrême-Nord ont fini par l’adopter et à l’apprivoiser.
La récolte des graines a commencé et est encore en cours. Les unes et les autres sont surprises de se voir propriétaires de sacs de soja. Assez et même trop pour la consommation familiale.
Sur ce point, le projet soja, appellation abrégée du «Projet de réduction de l’incidence de la malnutrition par la vulgarisation des aliments à haute valeur nutritive dans 10 villages de l’Extrême-Nord Cameroun», tient déjà les prémices de ses résultats.

Valérie Asta
SAILD, Maroua

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