Contrôles forestiers: quelques pratiques de racket décryptées

Non identification des contrôleurs, présence de bénévoles sur le terrain et construction des barrières aux frais des agents forestiers fermentent le racket des usagers.

D’après la Conac, certaines pratiques et comportement permettent d’entretenir la corruption ou tout de même de l’expliquer. Le financement de la construction des barrières de contrôle par les agents commis au contrôle en est une.
Le rapport de la Conac relève que «la plupart des abris des barrières de contrôle sont construites par les agents commis au contrôle à hauteur de 500 000 FCFA à 1 000 000 FCFA.» La Conac conclut que seule la logique du racket apporterait une explication à un tel sacrifice.
La corruption routière dans le secteur forestier se manifeste sous plusieurs formes, tels le non enregistrement des informations des Lettres de voiture par les agents, la difficulté d’identification de ces agents (pas de badges), la présence des bénévoles au contrôle, etc. Ceci vient justifier la logique de rançonnement qu’entretiennent les agents de contrôle et qui est observable partout.
Bien que le rapport de la Conac pointe du doigt spécifiquement les agents de l’axe Beka-Lom- Kousseri, il révèle aussi des actes de corruption sur le flux de bois provenant du Cameroun à destination du Tchad. On y apprend que le Tchad a consommé en 2013 près de
40 077,180 m3 de bois débité dont plus de 43% provient des forêts communautaires.
Cette information renseigne sur la nécessité de maitriser les flux de bois au niveau national et sous régional pour l’élaboration d’une politique préventive efficace des pratiques de corruption dans le secteur forestier.

Ghislain Fomou

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