Yaoundé : SIARC 2016, les produits locaux présentent de nouveaux emballages

Tapioca, riz et  farines locales sont entre autres aliments qui ont émerveillé par leurs emballages.

«J’ai du mal à croire que ces produits sont cultivés, transformés et empaquetés ici au Cameroun! Côté emballage, ils n’ont rien à envier à ceux qui viennent de l’Europe!» Ainsi exultait Timothée Bella,  visiteur rencontré le mercredi 6 avril 2016, dans l’un des nombreux stands du 5ème Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc). Le visiteur, malgré la légère pluie qui s’abat sur  le village du salon, reste attentif aux explications du sexagénaire qui l’accueille devant la table où sont exposés plusieurs paquets de bouillie faite à base de maïs, de soja et du miel. «Vous êtes le  bienvenu messieurs. C’est le temple du  « Missoma pap ». Les ingrédients qui  constituent cette bouillie sont produits, transformés  et le tout emballé à Bertoua dans la région de l’Est. » Poursuit le vieillard.
Plus loin, près du bâtiment abritant le commissariat du salon, les farines locales se donnent à voir. Constituées de tubercules (patate, manioc, igname, macabo, banane plantain…) ces farines sont selon les exposants, très prisées  dans les boulangeries locales pour la fabrication du pain, des croquettes, des crêpes et des gâteaux.

L’emballage vend mieux le produit

Sur  le même alignement, quelques visiteurs se délectent en dégustant le riz du Diamaré et du Mayo Danay. Leur particularité: riz local, déjà assaisonné, prêt à être cuisiné, bien empaqueté et très nourrissant. Rien à envier au riz européen  et asiatique.
Jadis peu visibles dans les grandes surfaces, les produits agricoles locaux transformés, y seront plus présents grâce aux contacts noués  entre producteurs et tenanciers de supermarchés et boulangeries.
Cependant, les organisations paysannes devront d’abord réussir la production des emballages attractifs dans le long terme. Les packages du Siarc 2016 ont été pris en charge par les sponsors de l’évènement. Après avoir réussi le pari du code barre au Mincommerce et protégé les procédés de fabrication à l’organisation africaine de la propriété intellectuelle, ces produits pour la plupart attendent la certification de l’agence des normes; verrou de l’exportation vers les pays étrangers.

Charles Joël Tsiri

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